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Les leaders de la CFDT à l’origine du projet de reprise de SeaFrance par une Scop ont exprimé de sérieux doutes sur la viabilité des propositions de Sarkozy visant à soutenir leur plan de sauvetage.
Les rebondissements du dossier SeaFrance, qui cristallise l’attention des médias depuis plusieurs semaines, n’en finissent plus. Alors que le gouvernement a décidé, lundi, de soutenir le projet de coopérative ouvrière (Scop) comme plan de reprise de l’entreprise SeaFrance, placée en liquidation judiciaire, les leaders de la CFDT, à l’origine de ce plan, ont fait part aujourd’hui, dans une lettre ouverte, de leurs doutes sur la viabilité des propositions formulées par le gouvernement.
Les porteurs du projet Scop pointent notamment « l’insécurité juridique » engendrée par « la solution esquissée » par Nicolas Sarkozy, ainsi que toute une série d’obstacles commerciaux et techniques.
Rappelons qu’après avoir minimisé le projet de Scop, le gouvernement a viré de bord en début de semaine et annoncé son soutien financier en vue de faire aboutir le plan de reprise des salariés : il a notamment été demandé à la SNCF, actionnaire majoritaire de SeaFrance, d'apporter son aide par le versement d'indemnités exceptionnelles aux salariés, invités à les réinjecter dans la Scop. Le gouvernement a également proposé un racaht des bateaux par la SNCF.
De leur côté, les leaders syndicaux demandent un prêt de l’Etat à hauteur de 50 millions d’euros, somme manquante pour viabiliser le projet de Scop aux yeux des juges du tribunal de commerce. Ceux-ci rendront leur décision le 9 janvier 2012.
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